L’Église, unité et diversité
- Fr. Ignace Berten, dominicain

- 8 mai
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Fr. Ignace Berten, dominicain

L’Église catholique connaît aujourd’hui de profondes différenciations, des tensions entre les grandes régions culturelles et entre des tendances doctrinales ou des pratiques différentes. Je parle ici de l’Église catholique, mais les autres Églises connaissent elles aussi beaucoup de différenciations et tensions.
Le chapitre 15 des Actes des Apôtres que nous avons entendu concerne directement notre thème. En effet, très tôt parmi les croyants disciples de Jésus, sont organisés en communautés et il y a eu des tensions et de conflits.
Jésus et ses disciples étaient tous palestiniens et de langue araméenne, dire l’hébreu parlé à l’époque. L’un ou l’autre, y compris Jésus, devaient parler aussi un peu de grec. À Jérusalem, il y avait une petite minorité de juifs d’origine de la diaspora de langue et de culture grecques. Certains livres de notre Bible, non reconnus par les juifs, sont d’ailleurs rédigés en grec, comme le Livre de la Sagesse.
À Jérusalem, peu de temps après la résurrection de Jésus, la communauté s’organise pour soutenir les pauvres, et en particulier les veuves. Or, dans la mise en place de cette solidarité fraternelle, une discrimination apparait très vite : on a oublié les veuves grecques ! Tout premier conflit. La communauté se réunit et choisit quelques hommes, qu’on nommera les diacres, pour organiser cette solidarité spécifique. Parmi eux, Étienne est aussi un prédicateur brillant. Son annonce publique de la résurrection de Jésus suscite une violente opposition de la part des juifs, qui le lapident.
Suite à la mort d’Étienne, la communauté menacée se disperse. Des croyants de langue grecque fuient dans différentes villes de l’Empire, en particulier dans la grande ville d’Antioche, où pour la première fois, ils sont reconnus comme groupe spécifique et sont nommés les chrétiens.
Suite à cette dispersion, Pierre entreprend d’annoncer le Christ ressuscité dans la diaspora. À sa grande surprise, des païens se sentent touchés par sa prédication et lui demandent le baptême. Il les baptise, mais ne leur impose pas la circoncision. Paul de son côté, nouveau converti, généralise la pratique du baptême pour les païens qui accueillent l’Évangile, sans imposer ni la circoncision ni les observances juives.
Les différentes lettres de Paul montrent qu’au sein des communautés qu’il suscite, il y a rapidement aussi des conflits, entre autres autour de la nourriture : faut-il ou non suivre les normes juives ? et peut-on manger la viande offerte aux idoles, vendue à bon marché dans les temples païens ? Paul donne des conseils. Le Christ nous a offert la liberté tant par rapport aux lois juives que par rapport aux idoles qui ne sont pas des dieux, mais dans la pratique, la liberté doit tenir compte des plus faibles ou de ceux qui se scandalisent de cette mise en œuvre de la liberté : question de discernement fraternel.
Un conflit beaucoup plus grave explose. À Jérusalem, les chrétiens se présentent comme un groupe particulier qui a une doctrine propre, mais observe les pratiques juives, tout comme Jésus le faisait. À Antioche, certains de ces croyants contestent le fait que Paul ne tient plus compte ni de la circoncision ni des autres préceptes de la loi, et des gens venus de Jérusalem les soutiennent. C’est là que se situe le récit des Actes que nous avons entendu.
Que nous dit ce récit ? Paul et Barnabé, son principal collaborateur, viennent s’expliquer à Jérusalem. Ils y sont contestés par des fidèles venus des milieux pharisiens. On convoque une réunion. Pierre justifie Paul. Puis Jacques, le président de la communauté, donne son avis. Après discussion, on prend une décision commune confirmée par une lettre à la communauté d’Antioche. Non, il ne faut pas imposer l’observance juive aux convertis du monde grec, la circoncision et les multiples autres observances de la Loi. Mais on demande cependant à ces croyants de « s’abstenir des viandes de sacrifices païens, du sang, des animaux étouffés et de l’immoralité ». Quelle est la signification de ces recommandations restrictives ? Il s’agit de permettre qu’au sein de la communauté les croyants les plus émancipés par rapport aux observances juives et ceux pour qui certaines observances restent importantes, en particulier concernant les aliments et la viande casher, puissent prendre ensemble le repas. Paul dira plus tard « Tout est permis, mais tout ne convient pas » : certes tout est permis, mais le précepte de la charité est le plus important, et donc il faut tenir compte de ce qui est possible pour assurer des relations fraternelles. Quant à l’immoralité, il semble que cela concerne l’union dans le mariage. Le Lévitique est très strict : pas de mariage avec des personnes qui sont plus ou moins proches quant à la consanguinité, alors que le monde grec était beaucoup plus souple à cet égard.
Au fur et à mesure que les communautés se multiplient, elles se diversifient. Cela crée tensions et conflits. Comment résoudre cette situation en évitant un éclatement ? On reconnaît d’abord qu’il y a une instance centrale qui a autorité : Jérusalem, avec les Apôtres et les Anciens. Lors de cette réunion de Jérusalem, on débat. On entend les différentes voix. On écoute d’abord ceux qui ont une pratique différente et innovante. Et on trouve une solution acceptable et agréée par tous.
En quoi cet événement est-il si important ? D’abord, parce que pour faire face au problème nouveau, on réunit toutes les personnes concernées et on donne la parole à tous. Ensuite parce que Jésus et tous ses disciples étaient circoncis. Paul l’était aussi. Jésus n’a jamais envisagé que sa bonne nouvelle pourrait dispenser de la circoncision : elle restait une évidence partagée. On découvre alors que ce qui était la pratique constante, et donc la tradition, n’est pas le dernier mot pour vivre l’Évangile en vérité dans un contexte totalement différent. Il y a alors une décision commune de rompre avec ce qui apparaissait être la tradition et même par rapport à ce qui était la pratique juive de Jésus. Cette décision permet aux croyants d’origine grecque d’avoir une pratique différente, mais elle n’impose pas à la communauté d’origine, la communauté de Jérusalem, d’appliquer en son sein cette nouvelle pratique. Il y a donc à ce moment reconnaissance positive d’une différenciation au sein de la grande Église dans les manières de vivre ensemble la foi.
Les autorités de Jérusalem déclarent dans leur lettre : « L’Esprit Saint et nous-mêmes nous avons décidé. » Cette expression est particulièrement forte et significative. Elle dit que l’Esprit Saint inspire des décisions libres, nouvelles, capables de rencontrer en vérité des situations nouvelles, dans une culture différente, afin qu’on puisse vivre en vérité l’Évangile comme bonne nouvelle pour tous. Dans certains domaines, ce qui était la pratique de Jésus ne s’impose pas dans une autre culture, et ce qu’on considère comme tradition ne s’impose pas non plus sans interprétation, et donc une liberté responsable discernée communautairement.
Cet épisode devrait nous inspirer pour le présent de l’Église.
La foi est vécue de façon différenciée aujourd’hui selon les lieux et les cultures. Une première différence très visible et ancienne s’exprime au sein des Églises catholiques orientales, différence largement commune avec les Églises orthodoxes et certaines Églises orientales anciennes. Leur liturgie est totalement différente de la nôtre. Cette différence est tellement marquée que ces Églises ont un droit canon propre, très différent du droit canon romain qui s’applique chez nous.
À de nombreuses reprises, le pape François a déclaré que l’unité est une forme de communion qui ne signifie pas l’uniformité. Il a utilisé pour cela une image assez parlante : cette unité ne doit pas être représentée par l’image de la sphère, où tous les points sont égaux à tous les autres, mais plutôt à partir de l’image du polyèdre, comme la pyramide, le cube ou le dodécaèdre constitué de douze faces : chaque face a son identité propre en étant reliée aux autres.
La difficulté aujourd’hui est de savoir ce qu’il faut mettre en place pour reconnaître des différenciations selon les différentes cultures au sein de la même Église, en s’acceptant différents. Le synode sur la synodalité a cherché à rencontrer cette question, mais n’y a pas apporté de réponse claire. Une suggestion qu’il a faite est de donner plus d’importance et d’autonomie aux conférences épiscopales nationales ou continentales.
Je cite quelques exemples récents. Le synode pour l’Amazonie a demandé avec une très forte majorité de pouvoir ordonner prêtres des hommes mariés, en particulier pour ceux qui sont déjà diacres. Le territoire de l’Amazonie est un espace immense s’étendant sur neuf pays, où la population est très faible et très dispersée, avec de multiples cultures différentes. Cette demande voulait répondre au besoin de ces communautés de pouvoir célébrer les sacrements, en particulier l’eucharistie. Le pape François n’a pas voulu répondre positivement à cette question. On en a été étonné.
Dans le sens de cet objectif sacramentel, l’évêque d’Anvers Mgr Johan Bonny a dit il y a quelques semaines qu’il voulait ordonner des hommes mariés en 2028, en raison du fait que, depuis les années 60, le nombre de prêtres actifs dans le diocèse a baissé de presque 95 %. Il demande l’appui des autres évêques et il veut obtenir l’autorisation de Rome pour le faire… Y aura-t-il une possibilité pour que soit acceptée sur cette question une différence régionale ? et à quelle étendue ? Une demande clairement majoritaire en Allemagne va dans le même sens.
Le synode sur la famille a été très imprécis concernant l’accueil des divorcés remariés à l’eucharistie. François s’est ensuite exprimé clairement en ce sens. Ce n’est cependant pas accepté dans toutes les paroisses. Il ne s’agit en fait pas seulement d’une question pastorale, mais d’un changement de la doctrine solennellement affirmée par Jean-Paul II.
Vatican II a conduit à changer assez profondément le rite de l’eucharistie, non seulement le passage dans la langue parlée, mais aussi une diversification des textes de lectures et des prières eucharistiques. Il ne s’est pas agi d’exclure l’usage du latin ou du grégorien pour ce nouveau rite. Des groupes ont refusé ce changement optant pour le maintien de l’ancien rite. Certains le font par principe en refusant la légitimité du nouveau rite, tandis que certains fidèles préfèrent simplement l’atmosphère de l’ancien rite. François a voulu limiter l’usage de ce rite, parce qu’il contient de fait une contestation de Vatican II. Cela a créé de nouvelles tensions. Léon XIV semble vouloir assouplir cette règle.
À partir de ces exemples se pose la question : comment vivre ensemble la foi dans la communion alors qu’il y a des oppositions sur les pratiques et des différences doctrinales ? On n’a pas de réponse claire à ces questions qui sont fondamentalement d’ordre pastoral. C’est parfois difficile à vivre sur le terrain.
Trois autres exemples liés aux cultures. François a voulu ouvrir à une possibilité relativement limitée de bénédiction pour l’union des couples de personnes homosexuelles. Les conférences épiscopales d’Afrique ont publiquement déclaré qu’il n’en est pas questions chez eux. Affirmation claire d’une différence de pratique et de doctrine. François a accepté qu’il en soit ainsi.
Plusieurs conférences épiscopales africaines s’interrogent aujourd’hui du point de vue pastoral sur la polygamie qui est assez fortement présente dans certains pays. Officiellement, si un homme polygame demande le baptême, il doit s’engager à ne plus vivre qu’avec sa première femme et renvoyer les autres. Cela crée de profondes souffrances. Et on se demande, ne pourrait-on accepter pastoralement plus de souplesse ? On voit l’importance de ce qu’on appelle l’inculturation.
Lors de la consultation qui a eu lieu en préparation du synode sur la synodalité, une question est venue massivement et presque partout : quelle place des femmes dans l’Église ? Chez nous, cette question prend une forme plus précise et radicale. En raison de l’affirmation forte de l’égalité entre l’homme et la femme et en raison de tout le travail légal qui est fait pour sortir de cette discrimination, beaucoup ne peuvent plus accepter ce qu’on perçoit comme une discrimination injuste dans l’exclusion des femmes pour l’ensemble des ministères. Deux arguments s’opposent : d’une part une nouvelle conscience de la dignité et des droits égaux de tous, et d’autre part, la tradition et le fait que Jésus n’a choisi que des hommes comme apôtres. Ne faut-il pas se demander si il ne s’agit pas de faire comme l’a fait l’assemblée de Jérusalem : prendre distance par rapport à la pratique concrète de Jésus, autrefois la circoncision, aujourd’hui le statut des femmes, pour permettre à la bonne nouvelle de l’Évangile de retentir maintenant pour tous ?
Question, d’autant plus difficile que l’Église anglicane bute contre cette question. L’élection récente de Sarah Mullaly comme archevêque de Canterbury et primat de la communion anglicane a entraîné la rupture de la communion avec la majorité des Églises anglicanes d’Afrique et de certaines d’Amérique du Nord. On comprend que le pape vive de la crainte par rapport à cette réalité difficile. Tout récemment, Léon XIV à reçu l’archevêque Mullaly et à clairement affirmé qu’il faut continuer le travail pour qu’on arrive à une pleine communion entre Église catholique et Église anglicane.
Le thème de notre neuvaine est : « L’identité sur le fil : entre repli et ouverture ».
Nous voyons combien les choses sont compliquées pour l’Église catholique aujourd’hui, pour notre identité comme catholiques. Comment vivre ces tensions, ces conflits ? Comment ne pas se raidir ni se décourager face à cette montagne de questions ?
Pour éclairer notre chemin, je retiens deux phrases de Jésus telles que l’évangile de Jean les expriment. « La vérité vous rendra libres » (8, 32), et « L’Esprit vous conduira vers la vérité tout entière » (16, 13).
Jésus dit : « La vérité vous rendra libres. » Voir les choses telles qu’elles sont, et surtout quand elles sont difficiles ou quand on les sent menaçantes, nous donne davantage de liberté. On peut refuser de voir parce que les choses sont trop difficiles à accepter. Mais l’aveuglement ne permet pas de se situer en vérité. Affronter la réalité difficile permet une véritable responsabilité. Il y a des tensions dans l’Église et elles nous touchent. Nous avons des convictions sur les réponses à certaines questions, sur certaines manières de faire. Avons-nous toujours raison ? Chercher à comprendre l’autre, pourquoi pense-t-il différemment de moi, pourquoi est-il plus à l’aise dans certaines pratiques plus classiques que celles que je préfère ou souhaite ? Aborder les choses ainsi peut m’inviter à déplacer ou nuancer mon point de vue, et à éviter d’absolutiser mes propres positions. Voir et essayer de comprendre l’autre m’invite à davantage de bienveillance, celle-ci ne signifiant pas qu’on efface les désaccords. Cela nous invite à ne pas identifier les autres soit comme des rétrogrades, soit comme des personnes qui ne tiennent plus compte de ce que propose l’Église. Cela nous invite aussi à ne pas considérer trop facilement que les croyants d’Europe centrale ou orientale ou que les Africains sont des attardés, ce qui est une forme de néocolonialisme. Sur la question de l’homosexualité, par exemple, François a accepté que les Africains se disent différents, ce qui est une façon de les respecter. On peut l’accepter. Mais cela n’empêche pas que du point de vue des droits de l’homme, on dénonce la répression qui menace les personnes homosexuelles en Afrique.
Jésus dit par ailleurs : « L’Esprit vous conduira vers la vérité tout entière. » L’auteur de l’évangile de Jean s’adresse à une communauté dont on sait qu’elle vivait une période difficile. En parlant de l’Esprit et de la vérité, l’évangéliste utilise ici le futur. Il suggère que la communauté est en marche vers la vérité, mais que cette marche n’est pas accomplie. Cela ne signifie pas que nous n’aurions pas accès à une large part de vérité, mais bien qu’il reste du chemin à faire. Trop facilement, l’Église a interprété ce texte comme si elle était déjà en possession de la plénitude de la vérité, ou qu’elle pouvait décréter des vérités définitives. Reconnaître que nous sommes en chemin vers la plénitude de la vérité, dans l’esprit de cet évangile, nous invite à une certaine prudence et à de la modestie. Nous sommes des chercheurs de vérité. Les autres le sont aussi.
Le processus synodal initié par le pape François vise à soutenir l’écoute mutuelle dans la différence : différences de lieux et de cultures, différences d’expériences, différences de sensibilités théologiques. La disposition des tables de dialogue d’une dizaine de personnes lors des réunions du synode était tout à fait significative à cet égard : autour de ces tables, il y avait mélangé, sans aucune forme de préséance, des cardinaux et évêques, des prêtres, des religieux et religieuses, et des laïcs, hommes et femmes, ces dernières étant majoritaires. La dynamique synodale invite ainsi à une écoute en étant ouvert à l’Esprit, afin d’arriver par-là à des décisions ou des options communes. On peut dire que c’est une forme d’actualisation de la méthode dont témoigne le chapitre 15 des Actes des Apôtres, mais à une tout autre échelle, puisqu’elle est mondiale. La clôture du synode et les conclusions qu’il a publiées ne sont pas un aboutissement final, mais une étape. Cette forme de dialogue afin de tracer des chemins communs doit continuer à vivre à tous les échelons de L’Église. Au niveau mondial, Léon XIV a ainsi convoqué une réunion des conférences épiscopales en octobre prochain pour réfléchir sur la famille et le mariage. Une dynamique doit continuer à être mise en œuvre au niveau régional ou national, mais aussi au niveau local. Un des grands enjeux de ce processus synodal est de voir comment une différenciation des options doctrinales et éthiques et des pratiques au niveau régional est possible tout en maintenant la communion entre tous.
Le processus synodal peut donner l’impression chez certains, et je suis de ceux-là, que les choses bougent, mais avancent trop lentement. Nous devons vivre dans la patience et l’espérance, et voir concrètement ce qui est possible là où nous sommes. L’écoute bienveillante de l’autre, en acceptant d’être déplacés, est une véritable exigence évangélique.
Fr Ignace Berten, OP
Intentions
Seigneur, nous te prions pour le pape Léon XIV
et pour tous nos évêques :
que ton Esprit les soutienne et les éclaire
afin qu’ils rencontrent avec liberté et responsabilité les défis du présent,
et qu’ils soient pour nous en vérité témoins de l’Évangile.
Seigneur, nous t’en prions.
Seigneur, nous te prions pour notre Église locale :
que dans nos différentes sensibilités,
nous soyons capables de dialogue en vérité,
et qu’ensemble et de manière diverses
nous puissions ici et maintenant
être porteurs de ta bonne nouvelle de vie pour tous.
Seigneur, nous t’en prions.
Seigneur, nous te prions pour nous-mêmes ici rassemblés :
que nous puissions poursuivre note chemin de foi
et dans le quotidien être porteurs de l’esprit de fraternité et d’attention aux autres,
ouverts à tous ceux qui sont dans le besoin,
dans la souffrance ou l’isolement.
Seigneur, nous t’en prions.
Prière
Seigneur Jésus, tes disciples ont poursuivi ta mission, porteurs de ta bonne nouvelle de plus en plus loin. L’Église, née de leur mission, poursuit cette même mission. Par ton Esprit, donne-lui d’être aujourd’hui porteuse d’Évangile, en rencontrant avec fidélité, liberté et responsabilité les défis du présent, nous te le demandons...









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