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Fraternité Laïque Dominicaine
Dominique Pire et Sainte Catherine de Sienne
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"La sollicitude rencontre

la quête de sens"

Fabien Van Vlodorp, o.p.

La sollicitude nous pousse à la rencontre des autres dont la vie nous semble, a priori, moins agréable que la nôtre au point que l’on se demande si leur vie, et toutes ces vicissitudes, ont encore vraiment un sens.  Jésus en a rencontré plus d’un, lui aussi, comme en témoignent les écritures.

Evangile selon saint Jean 3, 1-9

Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs.

Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. »

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Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. »

Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? »

Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? »

Evangile selon saint Jean 5, 2-8

Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? »

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La sollicitude de Jésus pour ceux qu’il rencontre se manifeste dans son attitude de les remettre debout, de leur rendre une dignité d’homme, de leur offrir un avenir, un demain possible et bien différent, finalement de redonner à leur vie un sens dont ils avaient été privé et qu’ils avaient oublié.  Sa parole brise les chaînes qui les enfermaient et les libère.

« Il est bon que tu existes » dit-Il à chacun. Parole qui donne sens à celui qui l’entend…

Méditation

Lorsqu’elle avait perdu quelque chose, ma jolie-maman avait cette merveilleuse habitude de dire « prions St Antoine » et, à ma grande surprise, après 2 ou 3 prières bien ferventes, Miracle !, l’objet tant recherché était retrouvé. Il était de bon ton de dire aussitôt « Merci St Antoine ».  A vous aussi, cela rappelle-t-il quelque chose ? Le grand Louis, bien sûr ! (pour ceux qui ne verraient pas :

https://www.youtube.com/watch?v=V41PmqohNbw

Si les demandes d’aide concernent le plus souvent des objets matériels, parfois de valeur, il y a des situations où ce que j’ai perdu – ou cru avoir perdu – est difficile à décrire car cela me concerne bien plus personnellement que la montre de ma 1ère communion.  

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Si je peux dire comment cela touche mon physique (j’ai du mal à marcher, …) ou mon intellect (je ne me souviens plus…), comment exprimer le vide, l’absence, le désarroi qui touche mon âme, mon cœur (je suis seul…, je déprime,…) ? Quels mots pour décrire cet état où la vie est à ce point difficile qu’elle ne semble plus avoir de sens ?

Vous et moi rencontrons régulièrement des personnes qui souffrent au quotidien.  Il y en a bien sûr dans les rues de nos villes, ces pauvres en confort, en santé, en reconnaissance, en amour. Ce sont ceux que l’on identifie le plus facilement tant ils semblent cumuler les déficits physiques, matériels ou affectifs. Leur horizon semble bien bouché. Survivre au quotidien, il faut bien… mais pour quoi ?  Quel sens encore donner à demain, à ma vie ?

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A y regarder d’un peu plus près, il y a aussi autour de nous, dans notre cercle de famille, d’amis ou de connaissances, des hommes et des femmes en détresse.  Des gens qui surnagent, qui se battent pour ne pas sombrer et tout cela dans la discrétion la plus complète.  Discrétion qui peut apparaître comme une bouée, leur ultime « richesse », « signe de dignité humaine » face au naufrage personnel. Pour eux aussi, la question du « sens de leur vie » se pose, même si c’est de manière moins « visible ».

La sollicitude, cet appel à avoir le même « regard » que Jésus sur toutes ces personnes en difficultés, en quête de sens, est une attitude qui peut les aider à trouver une réponse à leur questionnement.

 

Savoir se faire proche, chaleureux, avoir une oreille attentive et bienveillante peut aider la personne en détresse à « se libérer » à « mettre des mots » sur le mal-être. Les écouter, c’est déjà partager le poids qui pèse sur leurs épaules et créer un espace de confiance. 

Parler, dialoguer devient alors plus facile et l’on peut « faire un état des lieux », voir quelles sont les forces, les qualités, les atouts dont il dispose pour avancer, sans pour autant minimiser ses faiblesses.  Souvent, la dévalorisation de soi, le manque de confiance en ses possibilités font que tout semble impossible.  Or, redonner cette confiance, cette assurance en soi est une clef pour remettre les gens debout, leur permettre de retrouver une estime d’eux-mêmes, une dignité. Il est bien plus facile d’affronter l’avenir et de lui donner un sens quand on se sent plus fort et que l’on n’est plus seul. 

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Changer le regard des autres sur eux-mêmes et sur leur « possible » à-venir, leur insuffler courage et positivité (vous savez, le verre à moitié…plein !), c’est à cela que nous mène notre sollicitude : remettre l’homme debout !

Si cette attitude est bénéfique pour ceux que je rencontre, je crois sincèrement qu’elle m’enrichit beaucoup aussi.  Il y a là une forme de partage qui bénéficie aux deux parties.

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Voir, côtoyer, partager les malheurs, les vicissitudes  des autres met en évidence ma chance d’y avoir échappé. C’est reprendre conscience du bonheur d’avoir un toit, de quoi manger, d’avoir une famille, des amis, un boulot, d’avoir une « place dans la société ».  Cela porte un autre regard sur ma vie, sur le « comment » je vis et son « pour-quoi ». Cela doit aussi m’obliger à m’interroger sur la société, la manière dont elle fonctionne et la manière dont je voudrais qu’elle évolue. Malgré tous nos tracas quotidiens, parfois très relatifs, nous avons cette chance d’être « bien » ou en tout cas « pas trop mal ». 

Mais si je me réjouis de ce constat et que j’en reste là, alors il va manquer une pièce importante au puzzle de ma vie : celle de l’équité.  Si la loterie de la vie m’a souri, comment ne pas partager le gros lot que je pense avoir reçu avec ceux qui n’ont rien eu ? Personnellement, je ne peux imaginer faire autrement.  La forme que prend ce partage est multiple : cela va de l’aide matérielle au temps passé à écouter, partager ou conseiller. L’essentiel est d’être là où celui qui rame m’attend.  Le rejoindre dans sa réalité, être le bras qui le tire de l’ornière et le pousser, comme je peux, vers ses rêves. En faisant cela, je pense mettre mes pas dans ceux de Jésus et avancer sur le chemin qu’il me propose et que j’ai choisi. La récompense suprême, c’est le sourire sur le visage d’un ex-souffrant. Cela justifie ma vie, cela lui donne un « sens »….

Alors, si un jour, fatigué de foncer, nez dans le guidon, dans l’abrutissant train-train quotidien, vous cherchez le bouton « stop », histoire de vous rappeler le pour-quoi de ce marathon, et ne le trouvez pas, n’hésitez pas à appeler à votre secours « St Antoine ».  Deux ou trois prières, mais avec conviction, et Bingo, il vous donnera la solution.

 

N’oubliez pas aussi de dire « Merci St Antoine »…. !

Action de grâce

Ma vie ressemble, certains jours, à un vélo sans guidon, à une auto sans volant. Je suis à l’arrêt. Impossible d’avancer, de prendre mon chemin.

Mais soudain, dans un rayon de soleil, ils apparaissent, enfin IL apparaît, et leurs regards bienveillants m’ouvrent les yeux qui ne voyaient plus. Je revis, je suis debout et je reprends ma route.  Je leur souris, ils sont contents.

            Merci Seigneur !

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J’ai la tête qui tourne. La spirale infernale du quotidien m’emporte de l’urgent vers le très urgent, vers le super urgent, vers… je ne sais quoi.  Et puis soudain, portés par une brise légère et un chant d’oiseau, leurs voix, enfin Sa voix, se font entendre. Je reste assis, apaisé et je me rappelle des rires, des larmes, des embrassades, de tous ces visages aimés ou à aimer. Je coupe mon Gsm et, tout bas, je leur dit « merci ».  J’entends leur joie. Ils sont heureux.

            Merci Seigneur !

J’ai mal, je souffre dans ma chair et mes médicaments ne font pas le travail.  Cela m’épuise, je n’en peux plus. Alors, soudain, je sens leurs mains, enfin Sa main, se poser sur moi. J’ai chaud, cela fait toujours mal mais c’est plus supportable. Le poids sur mes épaules semble diminuer, je ne suis plus seul à le porter. Je m’endors et ils veillent sur moi.

            Merci Seigneur !

Oui, merci Seigneur pour tous ceux et celles que tu mets sur ma route et dont la sollicitude permet de me remettre debout et en route sur mon chemin de Vie !

Chanson: "Jour de doute"

Y'a des jours inévitables où la confiance s'évanouit
Toutes ces heures vulnérables, y'a des jours comme des nuits
Les instants où je m’arrête au beau milieu de ma route
Comme un lendemain de fête, c'est juste un jour de doute
Les jours où même le temps dehors n'est pas sûr de lui
Où le ciel est trempé sans une seule goutte de pluie
Je regarde autour de moi fuit par ma sérénité
Victime d'un moment de flou ou d'un trop plein de lucidité.

"Jour de doute" - Téléchargez les paroles

J'ai trop d'attentes et trop de souvenirs qui font des têtes à queue

Y'a beaucoup trop de pourquoi et pas assez de parce que
Je choisis souvent le silence pour que les gens regardent ailleurs
J'suis stoïque en apparence mais en tempête à l'intérieur
Y'a des envies qui me chuchotent et des regrets qui grondent
C'est les jours où tu te sens seul même entouré de plein de monde
On connait tous ces passages, un dernier vers pour la déroute
Les certitudes prises en otage, c'est juste un jour de doute.

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