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Fraternité Laïque Dominicaine
Dominique Pire et Sainte Catherine de Sienne
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Dimanche 8 mai 2022

La sollicitude est portée
par l'espérance

Dominique Olivier, o.p.

Introduction

L’introduction sera un peu longue car elle me permet de planter le décor et d’établir le lien avec notre époque.

Il y a quelques jours après Pâques j’ai écrit une méditation pour Resurrexit sur ce même texte, par le hasard de la programmation ou le rôle de la providence. Qui sait ? J’avais déjà beaucoup travaillé ce texte, mais à la lueur de notre actualité, il a pris une autre dimension, un éclairage différent. Qu’est-ce qui a bien pu faire se lever Marie: Madeleine au matin de Pâques ? Franchement, elle force le respect et cela mérite de retracer un peu son parcours Marie-Madeleine intègre le groupe des disciples et je ne suis pas sûre qu’elle y fut bien accueillie : d’abord il y avait beaucoup d’hommes dans ce groupe, puis elle a posé des gestes forts en public, voir un peu déplacés comme essuyer les pieds de Jésus avec ses cheveux. Jésus, son amour, Celui qui avait donné sens à sa vie son amour, Celui qui lui a permis de changer de vie, Celui dont la rencontre a suscité une nouvelle vie - on pourrait dire re-suscité une vie pleine, vivante et pleine d’avenir - est mort et de quelle façon ! Elle a dû prendre la violence de plein fouet, en pleine figure. Il y a la peine immense, la perte physique et définitive (croit-elle), mais aussi l’incompréhension : on est sous l’occupation romaine pas loin d’un temps de guerre, où toutes les compromissions et trahisons sont possibles. Jésus a été trahi par un tout proche, il va être malmené jusqu’à la mort et quelle mise à mort ! Quelle mise en scène de la violence pour que tous les habitants du lieu de Jérusalem la voient. Il n’y avait pas Facebook et de réseaux sociaux, mais la violence des condamnations était publique pour marquer les esprits. Un peu comme certains actes de guerre en Ukraine marquent la puissance des protagonistes.

La violence était aussi dans la foule qui doit prendre parti après l’arrestation de Jésus. Personne n’échappe à la prise de position : Jésus ou Barabas. Quand on crie Barabas, on sait qu’on laisse tuer l’autre. Cela me rappelle ce film sur la guerre 40-44 ‘Le choix de Sophie’ où une mère juive a la possibilité, sur le quai d’une gare de déportation, de choisir entre son fils ou sa fille et de sauver la vie d’un des deux, mais pas les deux. Et aujourd’hui nous sommes le 8 mai, jour où nous commémorons la fin de la guerre.

La foule a participé et puis a suivi le spectacle, captivée, comme nous le sommes aussi devant certains reportages horribles qui nous captivent (dans le sens capturer) car on ne sait pas les imaginer. Nous avons tous été captivés par les premières images de la pandémie en Italie, stupéfaits de ce qu’on voyait et par les images des premiers bombardements en Ukraine. Même si nous choisissons nos canaux d’information, nous sommes partagés entre la nécessité de savoir pour comprendre, analyser, prendre du recul, maîtriser un peu l’avenir, le prévoir un temps soit peu et l’envie de ne pas se laisser polluer par les images, l’envie d’oublier. On peut hésiter entre se mettre la tête dans le sable, faire comme si de rien n’était pour nous, en ignorant les voisins souffrants dans une attitude ‘on verra bien’. Ou bien se documenter réellement et dans ce cas, l’information distille un goutte à goutte de peur, d’incompréhension, de crainte de l’avenir. Voilà pourquoi, parce que nous sommes dans une situation anxiogène depuis deux ans avec la pandémie et la guerre proche, parce qu’en tant que chrétien et citoyen du monde nous avons le devoir de comprendre le monde dans lequel on vit, de prendre les décisions à notre portée les plus ajustées possible, on ne peut pas fermer les yeux sur la violence, la peur. Mais alors comment garder l’espérance ?

Quand j’ai choisi mon sujet il y a deux ans, avant la pandémie, je ne savais pas qu’il prendrait une importance si particulière, à ce moment de l’histoire du monde. Je pourrai aussi vous parler du danger pour la planète avec le réchauffement climatique. En fait, tout nous entraîne dans la désespérance, l’immobilité, la passivité, le ‘à quoi bon’ ou ‘profitons vite du moment pour moi et mes proches’, attitude à l’opposé du message du christ.

Quand on ne comprend plus et qu’on est dans la peine, à quoi se raccrocher pour se lever le matin ? C’est bien de cela qu’il s’agit dans nos vies. Qu’est-ce qui nous met en route et en nous mettant en route que transmettons à nos enfants comme force de vie, force d’espérance ?

Qu’est-ce que l’espérance ?

Je vous avoue que non seulement le contexte à changer, mais la notion d’espérance est difficilement saisissable : elle est volatile. Je me suis trouvée très hardie d’avoir choisi ce sujet ! Bien sûr vous savez que l’espérance est une des trois vertus théologales, vertu fondamentale de notre adhésion chrétienne avec la foi, la charité. Vous avez sûrement déjà entendu ou lu le texte de Charles Péguy ‘Le porche de la deuxième vertu’ où il parle de la petite espérance entre ses deux grandes sœurs. La petite oubliée, mais celle qui reste vaillante, la dernière, quand les deux autres se sont évanouies !

L’espérance est indéfinissable : essayer de donner une définition, votre définition et vous verrez qu’entre espoir, confiance, c’est difficile de la définir et pourtant on sent les choses. La foi, on peut en discourir, on peut entrer dans des concepts intellectuels ‘ j’ai la foi, je crois en, je crois cela’. Et la charité on voit très bien ce que c’est par les actes. Mais l’espérance serait du domaine de l’impalpable. Elle aurait un lien fondamental avec l’Esprit qui souffle où Il veut et quand Il veut. On va garder cette idée du lien avec l’Esprit.

Si l’espérance est indéfinissable, mon exposé risque de l’être un peu aussi, en tous les cas d’être multi facettes et je m’en excuse d’avance car il est difficile d’aborder ce sujet volatile dans un cadre enfermant !

Apports du texte

Venons-en au texte qui peut nous cadrer : Que nous apprend l’Évangile de Marie-Madeleine au tombeau vide ?

Marie va au tombeau. Elle veut voir une dernière fois le corps de son amour, l’embrasser, le serrer, même un corps sans vie. Tout qui a aimé peut comprendre ce désir : oui elle l’aime vraiment et on voit cela dans sa réponse « mais où a-t-on mis le corps ? ». Mais se faisant, en allant au tombeau, c’est le passé qu’elle embrasse. Elle est tournée vers le passé. Pour pouvoir continuer à vivre, elle va devoir se retourner, entrer dans une logique de vie dès à présent et quitter une logique de mort.

C’est parce que Marie est sûre d’avoir été aimée qu’elle ramasse son énergie et qu’elle cherche le corps qui l’a aimé. C’est là qu’intervient la sollicitude. La sollicitude, cette attention, cette bienveillance, cet amour gratuit qui remplit le cœur de celui qui donne et de celui qui reçoit. Marie se sait aimée. J’ai été aimée. Première petite phrase de bonheur que l’on pourrait dire petite pierre de fondation de l’espérance. Mais cette expérience d’amour, expérience fondatrice, est-ce que tout le monde la vit ? Question légitime.

Dans ma vie professionnelle, je me suis occupée d’enfants placés en famille d’accueil, malmenés par la vie. Le plus souvent, les parents aussi avaient été malmenés par la vie. J’ai donc connu des personnes qui me disaient : je n’ai pas été aimée dans mon enfance. Et pourtant, sans amour, impossible de grandir. Et peut-être vous-même, avez-vous des sentiments partagés. On peut avoir été mal aimée par ses parents, mais pour vivre et grandir, des gouttes d’amour venant de différentes sources ont dû être données par un instituteur, une voisine, une grand-mère

Faisons une expérience : pendant 30 secondes, je vous invite à fermer les yeux et à chercher dans vos souvenirs une expérience, un acte, une parole, où vous avez touché du doigt la sollicitude de quelqu’un pour vous.

Pensez à cette courte expérience : vous vous êtes reconnecté à un souvenir vivace d’un moment qui marque, inscrit dans votre mémoire comme une pierre sur laquelle vous pouvez bâtir… votre espérance, un moment de sollicitude ! Oui, j’ai été aimée et vous percevez de suite la suite de l’affirmation : je vaux la peine. J’ai été aimé parfois mal, parfois trop peu, même par des personnes éloignées que je n’attendais pas. Mais j’ai fait cette expérience et sur cette expérience je peux bâtir une confiance, une espérance. Deuxième phrase de bonheur : je vaux la peine. Déjà on se sent mieux, prêt à mordre dans la vie et peut-être à rendre à d’autres cet amour simple, fait d’attention spontanée et on se met à aimer la vie. Troisième phrase de bonheur : la vie vaut la peine d’être aimée.

Si vous repensez à votre souvenir vous verrez qu’il a un côté gratuit. La sollicitude est affaire de gratuité. La sollicitude a à voir avec le don : pas pour rien que Jésus est un maître en sollicitude, lui qui est le don parfait. Mais la sollicitude a à voir aussi avec notre responsabilité puisqu’un don on peut le recevoir et le donner aussi.

L’espérance est discrète et la sollicitude aussi. C’est une des choses que nous apprend le texte. Marie tout à son chagrin rencontre deux anges, bien identifiés, vêtement blanc, un à installé la tête et l’autre au pied. Il n’y a jamais des détails par hasard dans l’Écriture. Deux anges bien identifiés pour mettre Marie sur le chemin de la traversée de l’épreuve, de la douleur et retrouver la joie ! Les anges existent-ils encore ? Dans la traduction de l’hébreu de Chouraqui, il traduit par des messagers. Cela me convient mieux cette traduction parce que des messagers, des personnes qui m’ont adressée une parole étonnante, détonante, qui m’a mis en route, qui m’a fait me retourner, comme Marie-Madeleine, j’en ai reçues ! Mais n’allons pas trop vite. Dans le texte, les messagers voient sa détresse, signalée deux fois par le mot « pleurs ». Les messagers l’interpellent : Pourquoi pleures-tu ? Première démarche de sollicitude, voir la détresse et poser la question de cette détresse, ne pas faire comme si on ne la voyait pas, ou ne pas avoir peur de ce que cela va déclencher. C’est drôle comme on voit des choses pour l’autre que souvent on n’ose pas nommer alors que pour soi, on sait que cela fait du bien. En posant cette question on voit que les messagers sont sur un pied d’égalité : c’est une vraie question qui attend une réponse, ce n’est pas un jugement, mais un vrai questionnement d’égal à égal. Femme pourquoi pleures-tu ? Elle répond : « on a enlevé mon Seigneur et je ne sais pas où on l’a mis ». Elle est toujours tournée vers le passé, mais après sa réponse, elle se retourne et elle voit le Christ sans le reconnaître. C’est la parole des messagers qui induisent la rencontre, qui la met en chemin vers le Seigneur. C’est cette sollicitude qui lui fait entrevoir, espérer une autre réalité. Cette parole de sollicitude ou le geste de sollicitude, gratuite, adaptée à la personne respectée pleinement l’ouvre à l’espérance, l’amène à voir plus loin que l’ici et maintenant, à voir plus loin que les limites de la situation. Cette parole de sollicitude est fondée sur l’espérance que la personne est capable de se retourner, de passer du passé à l’avenir, d’entrer dans des perspectives de résurrection, de vie plus grande, plus forte. Plus surprenant encore, Jésus reprend les mêmes paroles « Femme pourquoi pleures-tu ? » et Il ajoute : « qui cherches-tu ? ». Cette question aussi me surprend : quand on est en mal de sens, on a plutôt envie de dire que cherches-tu ? Non ici, Jésus l’amène à faire le pas suivant : qui cherches-tu ? Cette question est toujours fondamentale pour notre foi chrétienne basée sur la relation à Dieu, personne vivante et non concept ! Elle ne comprend toujours pas et elle répond de façon très possessive « dis-moi où il est, que j’aille le prendre ». Et c’est seulement quand Il l’appelle par son prénom qu’elle entre dans une autre compréhension de son expérience de vie.

Les dernières paroles du Christ sont une leçon d’espérance :

  • « Ne me retiens pas » : je dois aller mon chemin. Parole de liberté pour Jésus, mais aussi pour Marie qui doit continuer son chemin. Ne me retiens pas, ne reste pas rivée sur le passé.

  • « Va trouver mes frères pour leur dire… » : voilà Marie orientée vers l’avenir, la voilà digne d’une mission de confiance, la voilà envoyée, missionnée.

  • Mais les mots les plus importants sont les derniers du message du Christ : « Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu ! ». Ces mots situent Marie et tous ses frères dans le plan de Dieu. On est très loin de la démarche humaine de Marie, à l’arrivée au cimetière, pleine d’un amour exclusif, enfermant pour Jésus.

Ce message là résonne toujours à nos oreilles, message fondamental de notre foi, je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. Ce message nous inscrit dans le plan de Dieu, encore maintenant ! Si ce n’est pas cela une source d’espérance je n’y comprends rien !

En termes de conclusions

Alors que pouvons-nous retenir de ce texte pour notre vie au quotidien, au terme de cette intervention. Qu’est-ce que j’espère que vous retiendrez de toutes ces paroles, au-delà de mon enthousiasme et de mon plaisir de vous parler !

Les trois petites phrases de bonheur, fondement de la confiance en soi et en l’autre, qui ouvre à la sollicitude et à l’espérance : j’ai été aimé, je vaux la peine, la vie vaut la peine d’être aimée.

Etre des messagers les uns pour les autres

Tout d’abord, prenons exemple sur les messagers. Ne pouvons-nous pas être des messagers les uns pour les autres, des messagers de la sollicitude ? Oser regarder l’autre, voir sa détresse, son désamour, oser lui adresser un regard, un geste, une parole. C’est parce que je crois en l’autre, un frère, enfant d’un même père qui a le même potentiel de vie que moi, que je peux entrer dans la sollicitude et pas dans la domination de l’un par l’autre. Dans mon travail social, mes interventions étaient déjà basées sur le postulat que l’autre avait en lui le potentiel de prendre sa vie en main et de l’améliorer. Cela évite la posture de domination, d’être celui qui sait ce qui est bon pour l’autre et cela conduit à être dans la posture de celui qui aide l’autre à trouver en lui les clefs d’amélioration de sa vie. Maintenant, cette croyance bien teintée d’espérance - puisque l’autre a du potentiel - je l’accroche à ma foi en Dieu, Père de tous et je l’accroche à la certitude que le Christ n’est pas mort pour rien, mais qu’Il nous ouvre à un plus de vie ici et après. Alors ma sollicitude est vraiment portée par l’espérance.

La sollicitude ouvre l’espérance. Mon espérance prend racine dans la résurrection du Christ, dans cet amour qui va jusqu’à donner sa vie pour nous faire comprendre la racine de l’espérance, le sens de la vie, l’amour de Dieu pour tous et qu’in fine, l’amour vaincra la mort, toutes les forces de mort.

Le titre de mon intervention est la sollicitude est portée par l’espérance et nous voyons que la sollicitude ouvre l’espérance : peut-on vraiment les dissocier et donner un sens à leur complicité ?

Soyons des messagers, qui osent une parole envers leurs frères en désamour, osons croire en eux, aidons-les à rechercher, à retrouver les trésors enfouis au fond d’eux pour les restaurer et se faisant les aimer.

Je termine sur deux derniers souhaits.

Enracinons notre foi dans l’espérance à travers la sollicitude en reprenant la belle image développée par saint Paul: l’image de l’ancre de bateau. Particulièrement dans ces temps de désespérance, où l’on doute de tout, des informations, du sens de la démocratie, de la stabilité de notre monde. Saint Paul nous dit dans sa lettre aux Hébreux (6:19) : « Nous avons cette espérance comme une ancre pour l'âme, ferme et sûre ». Et parce que nous serons visage de confiance, nous pouvons espérer tirer les jeunes générations dans l’espérance.

 

Soyons imaginatifs, créatifs, prophétiques en tant que messagers et appuyons-nous sur l’espérance et… sur l’Esprit Saint, cet agir de Dieu en nous et dans l’autre. Dans l’introduction je vous ai parlé de l’espérance volatile, qu’on ne peut définir, circonscrire, enfermée, un peu comme l’Esprit saint. Nous sommes limités dans notre compréhension et souvent tourner vers le passé comme Marie-Madeleine. L’espérance a-t-elle à voir avec l’Esprit Saint, cet agir de Dieu dans nos vies ? Je le crois profondément à deux niveaux : d’abord, au niveau de la sollicitude pour qu’elle soit inventive et adaptée au besoin de l’autre et au niveau plus profondément de ma propre vie : je crois que c’est l’Esprit Saint qui nous porte dans l’espérance. Notre travail est de l’accueillir avec humilité. Il n’y a pas d’espérance sans humilité pour accueillir l’Esprit Saint et le laisser agir. Alors ne nous privons pas d’essayer de nous ouvrir à son action avec humilité, dans l’ici et maintenant : Dieu ne demande qu’à nous vivre.

 

Dominique Olivier, o.p.

Intentions de prière

Prions pour tous ceux qui sont sous les bombes de la guerre et sous les bombes de la désespérance, cette désespérance qui distillent au goutte à goutte, la peur et le à-quoi-bon. Prions pour qu’ils trouvent sur leur chemin des gouttes de sollicitude. Que ces gouttes réveillent leur espérance et les ramènent, comme les cailloux du petit Poucet, vers la maison du Père qui est amour.

Prions pour que nous soyons des messagers d’amour, ces petits Poucet de l’espérance, capable d’accueillir les surprises, les chuchotements de l’Esprit Saint pour les déposer aux pieds des souffrants.

Prions pour que l’Eglise mette à sa juste place ce trésor de l’espérance, qu’elle se laisse biberonner par l’espérance, pour que celle-ci lui donne l’audace de renouveler le message d’amour du Christ, Parole vivante de paix et de Vie pour le monde d’aujourd’hui.

Enfin prions pour les mamans du monde et les mamans ici présentes. Qu’avec les papas et toutes les femmes et les hommes de bonne volonté, ensemble, ils communiquent l’espérance aux enfants chargés de relever les défis de demain.

Méditation

Extrait du livre « Le porche de la deuxième vertu » de Charles Péguy, ed Gallimard, coll poésie

Il faut avoir confiance en Dieu mon enfant.

Il faut avoir espérance en Dieu.

Il faut faire confiance en Dieu.

Il faut faire crédit à Dieu.

 

Il faut avoir cette confiance en Dieu d’avoir espérance en lui.

Il faut faire confiance à Dieu d’avoir espérance en lui.

Il faut faire ce crédit à Dieu d’avoir espérance en lui.

Il faut espérer en Dieu, il faut avoir foi en Dieu, c’est tout un, c’est tout le même.

 

Il faut avoir cette foi en Dieu que d’espérer en lui.

Il faut croire en lui qui est d’espérer.

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