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L'Identité c'est quoi ?

  • Photo du rédacteur: Fr. Ignace Berten, dominicain
    Fr. Ignace Berten, dominicain
  • 2 mai
  • 12 min de lecture

Dernière mise à jour : 8 mai

Fr. Ignace Berten, dominicain




Il y a près de trente ans, Amin Maalouf publiait un livre particulièrement interpelant et pénétrant, Les identités meurtrières. Maalouf, écrivain d’origine libanaise, s’est exilé en France suite à la guerre civile qui a déchiré son pays ; il se définit comme franco-libanais, comme arabe et chrétien melkite. Une identité complexe et revendiquée dans cette complexité. Le cœur de sa réflexion est l’affirmation que chacun a une identité qui est personnelle et qui n’est pareille à aucune autre. Mais cette identité est toujours constituée de diverses appartenances, elle est complexe, plus chez certains que chez d’autres. De plus, elle n’est pas donnée une fois pour toutes : elle se construit et évolue tout au long de l’existence.


Il suffit que chacun et chacune d’entre nous y réfléchisse un peu pour s’en rendre compte. Je suis belge et bruxellois, francophone, européen, croyant et pas athée ou agnostique, catholique et pas protestant, dominicain et pas jésuite ou franciscain, profondément attaché à mon Église et en même temps critique par rapport à celle-ci. Mes diverses appartenances sont importantes pour moi. Et selon les circonstances, je vis certaines appartenances de façon plus marquée que d’autres. Et mon regard marqué par mon identité a profondément changé au cours de ma vie par rapport aux Allemands, car je suis un enfant de la guerre de 40, et par rapport aux athées, par rapport aux personnes divorcées ou homosexuelles, par rapport aux prêtres qui ont quitté le ministère… Et encore par rapport aux musulmans ou aux juifs.


Le drame est que, trop souvent, on en vient à absolutiser une de ces appartenances et à l’opposer aux autres. Cette absolutisation est source d’intolérance et de violence. C’est particulièrement visible aujourd’hui.


En témoigne l’histoire du Liban, ce pays multiple qui avait connu un équilibre fragile et qui a éclaté. En témoignent le génocide au Rwanda, et la relation violente entre Israéliens et Palestiniens, et la guerre en Iran. Et plus loin dans l’histoire : l’Inquisition, la guerre des religions, la conquête des Amériques…


En Europe, les différents mouvements et partis d’extrême droite mobilisent les appartenances nationales, régionales ou culturelles traditionnelles, en les absolutisant, pour exclure l’autre, avant tout l’exilé ou l’immigré. Souvent et en même temps, ces mouvements stigmatisent tous ceux ou celles qui demandent à être reconnus dans leur différence par rapport à un modèle figé de famille ou de couple et par rapport à une morale de principes et de règles rigides aveugles sans prendre en compte la vie réelle des personnes.


Nous faisons face aussi à des violences dans le présent de notre société et dans le quotidien, violences fondées sur une identité réductrice de l’autre : l’arabe, le musulman ou le juif qui ne sont pas reconnus comme personnes dans toute leur richesse et sont réduits à une seule dimension de leur personne, à une seule de leurs appartenances. Aujourd’hui, on parle de féminicide : des personnes qui sont réduites au fait d’être femmes, sur lesquelles il y a une sorte de droit d’emprise, sans prendre en compte la commune humanité. Les personnes homosexuelles vivent la difficulté à être reconnues comme différentes par rapport à la majorité hétérosexuelles, l’hétérosexualité étant considérée par certains comme une norme sans exception légitime possible.


L’identité personnelle est importante. Elle est l’expression de l’image et de la conscience de soi, avec ses ombres et ses lumières. D’où le drame lorsque cette conscience de soi semble s’effacer chez la personne atteinte de l’Alzheimer et la souffrance de l’homme ou de la femme qui n’est plus reconnu par l’épouse ou l’époux malade.

 

Au cours de cette neuvaine, nous avons invité des personnes très différentes. Pour certaines d’entre elles, elles l’ont été à partir d’une dimension de leur identité, l’une de leurs appartenances importantes : juive, musulmane, protestante. Nous avons invité ces personnes afin qu’elles nous disent comment elles s’identifient à partir de cette appartenance religieuse qui est autre par rapport à nous. Nous savons qu’elles vivent avec une certaine liberté et responsabilité cette appartenance qui est un enracinement dans une tradition. Elles ne s’identifient par simplement ni à l’image que nous pouvons avoir de ce qu’est une juive, un musulman ou une protestante, ni avec ce que certaines autorités cherchent à imposer comme la véritable et unique identité au sein de ces appartenances religieuses. Comment vivent-elles leur identité multiple et leur différence ? Comment leur foi les anime dans leur façon de vivre leur identité ? Comment leur témoignage peut-il nous aider nous-mêmes à vivre notre identité multiple et notre différence ?

 

En quoi l’Évangile peut-il nous éclairer et nous guider à propos de cette question difficile de l’identité et des identités ? Nous avons entendu deux brefs textes des évangiles, l’un de Matthieu, où Jésus dit : « Qui n’est pas avec moi est contre moi, et qui ne rassemble pas avec moi disperse. » Et l’autre de Marc, où Jésus dit : « Celui qui n'est pas contre nous est pour nous. » Ces deux affirmations sont de premier abord contradictoires. Selon la première affirmation, Jésus aurait constitué autour de lui un groupe fortement identitaire qui exclut les autres, pour la seconde, au contraire, il s’agirait d’un groupe ouvert qui se réjouit de ce que les autres sont différents.


Comment donc les récits évangéliques peuvent-ils nous aider à nous situer par rapport à ce défi de l’identité ? Peuvent-ils d’abord nous permettre de dire quelque chose sur la manière dont Jésus a vécu sa propre identité ? Camille Focant nous en dira certainement plus mardi prochain. Jésus était un juif croyant et pratiquant : il va souvent à la synagogue. Il vit une relation spirituelle très forte avec Dieu qu’il appelle son père. Lors de son baptême par Jean, il a vécu une expérience mystique et s’est senti appelé par Dieu à annoncer la bonne nouvelle de son Royaume.


Jésus, comme tout être humain, est marqué par la culture sociétale et religieuse de son milieu de vie. Y compris par ses préjugés. Les évangiles nous rapportent un épisode étonnant. Une femme syro-phénicienne, étrangère donc et païenne, vient l’implorer pour sa fille malade. Jésus lui répond de façon très brutale, comme une forme de rejet : « Ce n’est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. » On dirait normalement qu’une telle réponse méprisante est de l’ordre d’un péché de racisme. La femme s’est certainement sentie blessée, mais elle ne se laisse pas ébranler : « Les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des enfants. » Jésus admire alors la foi de cette femme et guérit sa fille. Le péché n’est pas le préjugé. Nous en avons tous. Il est de s’enfermer dans le préjugé. La foi de cette femme déplace Jésus dans son identité juive méprisante et excluante. La rencontre des situations, pour Jésus comme pour nous, quand on est ouvert à l’écoute des personnes, ouvre autrement et plus largement l’identité.


Nous pouvons nous demander si cette expérience de Jésus ne nous permet pas de comprendre son autre regard sur les Samaritains, ces hérétiques, cet autre regard évoqué par sa parabole de l’homme agressé et dépouillé sur le chemin, de même que son accueil d’un centurion romain, non seulement étranger et païen, mais aussi membre des forces d’occupation militaire de son pays.


Le Royaume annoncé par Jésus est une bonne nouvelle. La religion instituée et ceux qui se montrent les garants du respect de ses codes ne sont pas une bonne nouvelle pour tous, en particulier pour nombre de personnes qui, pour de multiples raisons, ne rentrent pas dans leurs cases imposées. Ceux-là souffrent d’une vie empêchée, empêchée de s’épanouir normalement. Ces personnes sont maintenues à l’écart, on les évite, on les méprise, on les enferme dans la culpabilité. Ceux-là sont identifiés comme pécheurs, réduits à leur situation non conforme. L’attitude et les manières de faire de Jésus manifestent que, pour lui et pour Dieu, ces personnes sont autres que ce que le regard porté sur elles dit d’elles. L’étranger n’est pas seulement un païen ou un hérétique, celui qui est socialement, religieusement ou moralement déviant est autre que ce trait de leur personnalité : leur identité profonde est celle d’être une personne qui mérite de vivre positivement, qui est porteuse d’une dignité profonde, qui est aimée de Dieu. Ces personnes demandent à être reconnues dans cette identité fondamentale. Jésus le fait et invite à le faire.


Francine Carillo, une théologienne qui est aussi poète, utilise un mot particulièrement parlant pour désigner Jésus : le Déliant[1]. Elle évoque le récit de la femme adultère chez saint Jean. Je la cite partiellement :


Ce jour-là et pour une fois, des hommes mettent une femme au centre, mais c’est pour l’encercler.

Sa parole ne pèse rien, à quoi bon la lui donner, le verdict est déjà tombé.

Ils l’ont traînée devant Lui, car c’est ce quelle est à leur yeux : une traînée de poussière, perverse descendante d’Ève, juste bonne à être lapidée. [...]

Je m’approche un peu et je la vois, cette sœur emmurée dans sa terreur et son destin de mourir.

Je la regarde et je tremble, comme tremblent en elle toutes les existences empêchées dans leur soif d’aimer et d’être aimées. [...]

Et je le regarde Lui, Lui qui n’a toujours rien dit [...]. Lui donc se tait et dessine des traits.

Ce blanc du récit, là où ses accusateurs demandent une sentence. [...]

Il relève enfin la tête et dans ses yeux, eux lisent que l’histoire va bifurquer. [...]

Ils s’en vont un à un, en commençant par les plus vieux.

La femme reste seule, au milieu du cercle, sauf qu’il n’y a plus de cercle.

Une à une ont sauté les mailles du filet qui l’enserraient et de cet étrange ballet a surgi l’insoupçonné.

Lui alors de redresse. [...]

Il n’y a plus que Lui et elle.

Deux vies en vis-à-vie, à l’aplomb de la grâce, ‒ deux faces de nous-mêmes ?  ‒un homme, une femme, à même hauteur d’humanité, à égalité de fragilité. [...]

Personne, sinon cette Voix qui la traverse, cette brise qui enchante sa chair et lui souffle d’aller sans peur vers sa vie en promesse de devenir. [...]

C’est du dedans qu’elle se redresse et déjà respire autrement.

Elle va s’en aller vers ce qu’elle ne sait pas, ce déliement du corps et de l’esprit qui la rend à la vie.

Elle va aimer marcher sans s’attacher, confier son cœur à la lumière, raconter à ceux qui mendient le ciel cette autre version d’elle-même qu’elle a reçue du Déliant.

Elle va vivre tout bas, puisant à l’ombre de ses pas le feu d’une nouvelle béatitude.

Heureux les déliés, ils deviendront des déliants !


Dans l’évangile de Jean, nous connaissons le grand récit de la rencontre entre Jésus et la femme samaritaine. Jésus se repose au bord d’un puits en pleine heure de midi. Une femme, une Samaritaine, vient y puiser de l’eau. Jésus lui demande à boire. Elle s’étonne que lui, un homme, et qui, de surcroît est Juif, s’adresse à elle. Un échange commence alors. Elle dit qu’elle n’a pas de mari ; Jésus lui répond qu’elle en a eu cinq et que l’homme avec lequel elle vit n’est pas son mari. On peut supposer qu’elle vient ainsi à l’heure la plus chaude de la journée pour éviter toute rencontre, son mode de vie étant scandaleux. Jésus ne l’accuse pas. Sans doute la rejoint-il dans sa vie chaotique. Le dialogue va alors plus loin : la femme se sent libérée dans sa parole. Elle exprime sa quête de sens plus profonde. Où peut-elle rencontrer Dieu ? Son peuple dit que c’est dans le temple construit sur le mont Garizim, alors que les Juifs disent que c’est seulement dans le temple de Jérusalem. Jésus lui répond que le temps est venu pour ceux qui cherchent Dieu d’aller au-delà de la question du lieu : il n’est plus temps de se demander dans quel temleups adorer Dieu, de savoir dans quel temple, car c’est le moment d’adorer Dieu en esprit et vérité.


Comme souvent dans l’évangile de Jean, nous avons ici un récit très parabolique qui invite à découvrir ce qu’est la foi véritable dont Jésus est le témoin et l’initiateur. Nous pouvons alors nous demander ce que ce récit nous suggère concernant l’identité du croyant. Jésus ne dit pas que s’identifier et vivre comme Juif ou comme Samaritain n’a pas d’importance, il ne dit pas que cette appartenance est sans importance. Pour le quotidien, lui-même a vécu selon les coutumes, les habitudes et les rites juifs, parce que c’était la religion de sa foi. Mais il a manifesté aussi une certaine liberté à cet égard, en affirmant que le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat, en relativisant donc le caractère impératif absolu des préceptes rituels. Dans ce récit, il nous invite à aller plus loin. L’essentiel se situe au niveau de la vérité et donc de la liberté de la quête de Dieu, et nous pouvons dire dans notre contexte plus généralement la quête de sens. Dans la reconnaissance réciproque de cette quête, nous pouvons nous rejoindre au-delà de nos appartenances confessionnelles ou convictionnelles et vivre une forme heureuse de rencontre à ce niveau.


Il m’est arrivé en Turquie ou au Maroc, où j’étais invité par des amis musulmans, de participer à un moment de prière dans une mosquée. Je me tenais discrètement tout à l’arrière. Je ne me reconnais pas dans le rituel musulman, dans la façon dont ces hommes croyants s’agenouillent et se prosternent plusieurs fois au cours de la prière. Et pourtant, je me suis senti en profonde communion avec eux dans ma foi en Dieu, parce que je vivais d’abord la profondeur de la foi de mes amis. En ce lieu, ensemble, avec ces priants, nous vivions en présence de Dieu.


Et en Turquie aussi, j’ai eu la possibilité d’entrer discrètement, conduit par mes amis, dans un tombeau d’un saint musulman. Une tombe très simple. Des lumignons. Des hommes et des femmes, gens du peuple, passant un temps long près de cette tombe, assis ou agenouillés sur le talons, recueillis dans un profond silence. Là aussi, je me suis senti en profonde communion spirituelle avec ces croyants. Rencontre et communion en esprit et vérité.


Il y a quelques mois, une amie juive m’a invité un vendredi soir à venir partager avec elle et chez elle le temps de prière d’entrée dans le sabbat. Cierges allumés, chant en hébreu, partage d’une coupe de vin, et ensuite un repas festif. Nous célébrions ce moment dans le partage de la foi, mais aussi dans le partage d’une immense souffrance de révolte contre la politique de violence de Netanyahou, et dans l’expression du lien affectif à la terre d’Israël, lien tellement important pour mon amie, cette terre où se détruit par la politique de violence le sens même de l’alliance de Dieu avec son peuple. Moment de communion profonde dans la foi au même Dieu, alors que nos chemins sont différents. Communion en esprit et vérité.

 

Je reviens aux deux paroles antithétiques de Jésus que nous rapportent les évangiles, et que j’ai lues en introduction à cette méditation sur l’identité. Ces deux paroles, nous pouvons les entendre comme prononcées aujourd’hui pour tous ceux qui se disent disciples de Jésus. Et donc aussi pour nous.


La première parole est une parole d’exclusion : « Qui n’est pas avec moi est contre moi, et qui ne rassemble pas avec moi disperse. » Ceux qui aujourd’hui élèvent des barrières, alors que sur la croix Jésus a détruit les barrières de la haine, ceux qui aujourd’hui excluent les autres, sèment intolérance, mépris et division, ne peuvent être disciples de Jésus.


Il y a quelques années, je célébrais un mariage dans un petit village du Hainaut, Saint-Vaast.  J’ai été touché de voir dans le chœur, sur le côté, un Christ en croix très beau mais complètement mutilé, sans le bas du corps et sans la croix elle-même. Je me suis informé sur cette statue. Au début du 20e siècle, une association locale athée très anticléricale a détruit une vieille chapelle, a bisé la croix qui s’y trouvait, et a jeté ce qui restait du Christ dans la rivière locale. Et cette rivière s’appelle la Haine ! Des croyants été rechercher ce qui restait de cette croix et l’ont placé dans leur église. Cette image blessée est pour moi le symbole de ce que la haine détruit notre commune humanité, cette haine qui peut habiter certains athées, mais aussi certains chrétiens ou certains musulmans ou juifs. On ne peut être disciple de Jésus en étant ainsi habité par la haine.


Et il y a la seconde phrase : « Il n’y a personne qui fasse un miracle en mon nom et puisse, aussitôt après, mal parler de moi. Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. » Jésus a accueilli positivement et avec liberté des personnes qui étaient autres, d’une autre religion ou hérétiques par rapport à la religion partagée. Jésus, à plusieurs reprises, a été touché par la foi de ces personnes, il a admiré leur foi. Quelle foi ? Non pas la foi que Jésus a reçue de sa famille, de son milieu et, par-là, de sa tradition. Mais ce qui se révélait chez ces personnes d’une foi en Dieu, faite d’une confiance fondamentale à une source commune au-delà d’un enracinement, d’une appartenance différente. Une foi en esprit et vérité. Dans notre monde polarisé, marqué par de nombreux rejets de l’autre, Jésus nous invite aujourd’hui à rejoindre cette source porteuse et féconde qui habite ces autres. C’est le même Dieu que le juif ou le musulman ou encore l’adepte de l’une des religions orientales rejoint dans sa foi. Et le centurion dont Jésus admire la foi, lui le païen, quel était son culte ? Nous pouvons dire qu’il était habité par l’Esprit de Dieu, comme nous pouvons le dire aujourd’hui pour ces multiples chercheurs de sens sincères, alors même qu’ils ne reconnaissent pas que cet Esprit peut être à l’œuvre en eux.


Telle est la démarche à laquelle nous invite cette neuvaine dont l’invitation a pour titre « L’identité : sur le fil entre repli et ouverture ».

 

Fr Ignace Berten OP


[1] L’ombre du Déliant, Genève, Labor et Fides, 2026, pp. 29-49.




Intentions


Seigneur, nous te prions :

Dans notre monde de plus en plus violent, que les identités différentes cessent de légitimer l’exclusion de l’autre, l’intolérance et la volonté de domination. Seigneur, nous t’en prions.

 

Seigneur, nous te prions :

Qu’entre les Églises et dans notre Église, les différences de sensibilité et de doctrine ne conduisent pas à la violence des paroles et ne brisent pas la communion dans la foi. Seigneur, nous t’en prions.

 

Seigneur, nous te prions pour nous-mêmes ici rassemblés :

Que ton Esprit nous remplisse de bienveillance et d’effort de compréhension vis-à-vis de ceux et celles qui pensent autrement que nous ou qui promeuvent des pratiques autres que celles que nous pensons être les plus justes. Seigneur, nous t’en prions.

1 commentaire

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CP
03 mai
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Merci, Fr Ignace de nous avoir rappelé que l'Évangile nous guide vers le respect de la diversité identitaire en nous invitant à dépasser les préjugés et à reconnaitre la dignité de chaque personne, quelles que soient nos différences.

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